Les défauts de vision chez les enfants et les nourrissons

 

Dépistage

Signaux d’alarme
Même si les parents ne sont pas des spécialistes, ils peuvent cependant dépister certains problèmes visuels chez leur enfant. L’observation d’un seul des symptômes ci-dessous doit les inciter à consulter un ophtalmologiste.

Chez le bébé

  • Il se frotte souvent les yeux comme s’il éprouvait de la gêne.
  • Ses yeux restent fixes et ne suivent pas les mouvements au-dessus du berceau ; – Il paraît fuir la lumière ;
  • Il tient la tête anormalement penchée ;
  • Il louche ;
  • Il cligne nerveusement des yeux …

 

Chez le jeune enfant

  • Il se frotte souvent les yeux comme s’il éprouvait de la gêne ; – Il tient sa tête anormalement penchée
  • Quand il marche, il trébuche fréquemment ;
  • Il s’approche trop près de la télévision ;
  • Il ne reconnaît pas les images des jeux éducatifs ;
  • Il écrit la tête penchée ou collée sur ses cahiers ;
  • Il plisse les paupières pour voir de loin ;
  • Il ferme un œil au soleil ;
  • Il se plaint de maux de tête…

 

Votre calendrier de dépistage

Un examen complet de la vue doit avoir lieu à 9 mois, puis entre 3 et 6 ans, avant le début de l’apprentissage de la lecture, 2 visites sont conseillées.

 

Les défauts de vision chez l’enfant : à prendre au sérieux !

Les défauts les plus courants sont appelés « amétropies ». Le nourrisson, dans sa recherche instinctive d’une bonne mise au point, passe rapidement par des phases myopiques et hypermétropiques. Ces variations s’atténueront avec le développement de l’oeil. Lorsque les diverses parties du système visuel sont bien équilibrées, l’oeil voit net et sans effort les objets qu’il regarde au loin. L’image précise de ces objets est située correctement sur la rétine. Si tel n’est pas le cas, l’image est floue (myopie, hypermétropie) ou déformé (astigmatisme). Ces défauts doivent toujours être corrigés, car ils sont source de fatigue et d’inconfort.

Strabisme – L’enfant louche

Lorsqu’un enfant louche, il peut voir double. Pour éviter cela, il utilise exclusivement la vision de son oeil ayant la meilleure acuité, neutralisant ainsi la deuxième image de qualité moindre. Le danger est alors que l’oeil inutilisé perde gravement la vision des détails et développe une amblyopie.

 

Amblyopie – L’enfant voit mal d’un ou des deux yeux

Détection :

L’amblyopie désigne une faible acuité visuelle non améliorable par une correction optique. Compensé par l’autre oeil, l’oeil faible ne travaille pas et, faute de traitement, peut perdre totalement son efficacité. Attention, l’amblyopie peut passer inaperçue. Vous pouvez être alerté par un port de tête inhabituel, destiné à utiliser au mieux l’oeil actif.

Il est important d’identifier le problème et d’intervenir vite pour traiter l’amblyopie avant que le mal ne soit irréparable. Avant 2 ans, il sera possible de récupérer 100% de la vision ; entre 2 et 6 ans seulement 50%. Au-delà, la vision de l’oeil amblyope restera définitivement basse.

 

Daltonisme – Mauvaise perception des couleurs

Souvent héréditaire et touchant essentiellement les garçons, ce défaut visuel se traduit par une mauvaise perception des couleurs : rouge, vert et bleu notamment. Présent dès la naissance, le
daltonisme se détecte difficilement. L’enfant peut avoir des difficultés à apprendre les couleurs à la
maternelle. Consultez alors un médecin ophtalmologiste.

 

Hypermétropie – Mauvaise vision de près

L’enfant fait beaucoup d’efforts pour voir de près. L’enfant qui voit mal de près est probablement hypermétrope : son oeil est trop court, l’image reçue ne se forme pas sur la rétine, mais en arrière. Il compense cette défaillance par une accommodation permanente, qui le fatigue parfois. Il est possible qu’une hypermétropie légère passe inaperçue dans l’enfance car le cristallin en se bombant va redonner une vision nette de près. En revanche, si elle est forte, il est nécessaire de faire porter à l’enfant des lunettes adaptées.

 

Myopie – Mauvaise vision de loin

L’enfant voit mal de loin.

À l’inverse de l’hypermétropie, l’enfant myope a un oeil trop long : l’image se forme en avant de la rétine. Il voit mal de loin, mais bien de près. La myopie est souvent héréditaire, elle peut augmenter avec le temps. Elle se corrige par le port de lunettes et/ou de verres de contact.

 

Myopie évolutive

Ce type de myopie est du a une longueur axiale trop grande de l’oeil. Elle est souvent forte, d’origine familiale, très évolutive, et peut apparaitre dans la petite enfance (5 a 10 ans) puis évoluer jusqu’a l’âge adulte. Il est important de consulter un ophtalmologiste tous les six mois, pour suivre son évolution et apporter la correction adaptée. Chez les forts myopes, la rétine périphérique est fragile, susceptible de se trouer ou de se déchirer puis de se décoller. Il faut donc l’examiner très régulièrement et la traiter préventivement par laser pour la « souder » quand cela est nécessaire.

 

Astigmatisme – Vision déformée

L’enfant voit déformé.

La vision est médiocre, de près comme de loin. Qu’il regarde son cahier ou le tableau, l’enfant confond des lettres proches comme le H et le M. Un astigmate à une vision déformée des objets : sous certains angles, sa rétine perçoit un ovale au lieu d’un cercle. Ce défaut est à prendre au sérieux, car il peut conduire aux formes les plus sévères d’amblyopie. On le corrige par le port régulier de lunettes.

 

Le nourrisson doit apprendre à voir

Que voit un bébé avant la naissance ?

Peu de chose en fait : peut-être ses mains, ses pieds et éventuellement le cordon ombilical. Dans le ventre maternel, le bébé est très bien isolé de la lumière par l’épaisseur de la paroi de l’utérus et les différentes couches de la peau.

L’apprentissage de la vue

Au moment de la naissance, le bébé reçoit un choc de lumière. Ses yeux s’ouvrent mais il voit mal et sa capacité visuelle se limite à 20 centimètres. Au cours des premières semaines de son existence, le nourrisson vit dans un monde d’ombres vagues, de lueurs tamisées. Il ne commence à fixer et à suivre des yeux un objet, qu’à partir de trois mois. L’ajustement de sa vue se poursuivra durant ses 6 premières années, de manière progressive. Certains signes, comme une loucherie, un objet regardé à une distance anormalement proche… indiquent que l’évolution de la vue ne se fait pas normalement et doivent alerter les parents. Au moindre doute, demandez un examen approfondi à un ophtalmologiste.

Une évolution progressive

L’acuité visuelle (aptitude à voir des détails très fins) s’améliore au fil des mois. L’enfant vient au monde avec à peu près 1/20ème d’acuité visuelle : il perçoit l’équivalent d’un petit doigt. A quatre mois et demi, il est capable de détecter la mine d’un crayon, ce qui correspond à une acuité de 2/10ème.
Ensuite, c’est le bond en avant : dès 18 mois, il voit un cheveu fin ! Son acuité visuelle en  est à 5 ou 6/10ème et, si tout va bien, il atteindra le maximum d’acuité, 12 à 14/10ème, après 10 ans.

La vision des couleurs progresse en parallèle. A la naissance, un enfant ne perçoit que l’équivalent du noir et du blanc. Vers 5 à 6 semaines, il commence à réagir au rouge et au vert, et vers le sixième mois, il voit le bleu et le jaune.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à contacter les opticien MCO spécialisés pour les enfants au 03 87 78 01 93.

Le magasin MCO – Mathieu Chaudeur Opticien 55 place Saint Louis est un magasin spécialisé. « Opticien de Santé ».